Djihadisme et Gauche : une autre escroquerie, pour dissimuler les véritables responsables/coupables de

Pour vendre des livres à celles et ceux qui sont addicts à disposer de livres dans lesquels ils peuvent puiser des, références, « arguments », « idées » (on réservera le mot de connaissances à une réelle cognition !), d’autant que ces mêmes addicts ont un pouvoir d’achat (de livres), élevé, on le voit, il y a, face à la demande réactionnaire, une offre pléthorique, avec des auteurs qui se disputent, comme les canailles Rastapopoulos et Carreidas (clin d’oeil à la note antérieure/Hergé/la Collaboration) dans « Vol 747 pour Sydney », le titre de plus grand réactionnaire. Dans l’avalanche de publications redondantes, et qui, comme Nietzsche nous y invite, quand on tape avec un marteau dessus, sonnent fortement, puisqu’elles sont creuses, il y a un courant qui donne un très grand plaisir à ces réactionnaires, en ciblant « la gauche », et en l’accusant de tous les maux – ce pour quoi l’expression « islamo-gauchiste » les ravit, puisqu’elle fait le lien entre ces groupes superficiellement identifiés par ce terme, groupes qu’ils détestent. Ces jours-ci, et ce suite à la publication d’un énième vendeur de livres, nous entendons, réentendons une accusation contre « la gauche », laquelle serait aveugle et sourde, face au « djihadisme ». Complaisance, silence, si ce n’est pire, soutien, tout démontrerait, si ce n’est une convergence, mais, à tout le moins, une compréhension – un respect de « la gauche » envers… Evidemment, ces accusations ne sont nullement étayées. Elles reposent sur des amalgames du genre « Plenel (de Médiapart) a parlé avec Tariq Ramadan, TR était lié, par famille et par engagement, aux Frères Musulmans, égyptiens, les FM sont des islamistes, les islamistes sont, quel que soit le courant, tous liés entre eux, et donc, Plenel est un sympathisant de… Plutôt que de perdre notre temps avec ces enfantillages, il faut regarder de près qui, pourquoi et comment a pu soutenir le Djihadisme, des années 50, 60, 70, 80, à nos jours. Les spécialistes de la géopolitique mondiale le disent clairement dans leurs publications : le djihadisme, en tant qu’expression, liée à des musulmans, de la foi de celle-ci, dans une logique combative, a largement été soutenu par les pays occidentaux avant les années 2000, à travers de nombreux pays, comme par exemple en Afghanistan, dans la mesure où ces combattants affrontaient l’ennemi soviétique. Ces faits sont désormais très connus, mais ils ne le sont toutefois pas assez : ce sont des gouvernements réactionnaires, de droite à l’extrême droite, de Carter à Reagan, de Reagan à Bush père, qui ont financé, armé, ces « combattants de la liberté », avec lesquels ils ont même eu des réunions officielles (cf ci-dessous President Reagan’s Remarks After a Meeting With Afghan Resistance Leaders on November 12, 1987)

Pour certains, ces combattants représentaient les Afghans, lesquels voulaient le départ des Soviétiques. Mais tous les Afghans étaient-ils représentés par ces chefs « religieux » ? Quand les Soviétiques quittent le pays, celui-ci connaît une longue guerre civile, avant l’arrivée, depuis le Pakistan, des « talibans », ces « étudiants » du Coran et de la foi. Les droits des femmes sont, pour l’essentiel, supprimés – quand ce ne sont pas, elles, qui, directement, le sont aussi. Un peu plus d’une décennie après le départ des Soviétiques, ce sont les Etats-Unis qui s’installent en Afghanistan, après une guerre-éclair visant à attraper Ben Laden, après les attentats du 11 septembre 2001. Un Ben Laden qu’ils ont commencé par former, armer, utiliser, avant qu’il ne se retourne contre eux. Est-ce que c’est « la gauche » qui est à l’origine de ce Djihadisme ? ! Après qu’ils se soient installés en Afghanistan, pour une occupation qui dure jusqu’à ce jour, et qui, globalement, est un échec presque total, avec son cortège de victimes civils, de cadavres, par centaines de milliers, ils ont décidé d’en faire de même avec l’Irak, et tant par des erreurs de Saddam Hussein que par l’état des pays de l’époque (ni la Russie ni la Chine ne sont venus s’interposer, ce que, aujourd’hui, l’un et/ou l’autre pays, ferai(en) sans doute), cette invasion a été facile, mais, rapidement, pour l’occupant comme pour l’occupé, absolument tragique, avec, là encore, des milliers de victimes (les expertises internationales parlent d’au moins un million de morts jusqu’à ce jour, et le total continue d’augmenter, puisqu’il y a régulièrement des attentats). George Bush Jr est-il connu pour être un homme de gauche ? La pensée néo-conservatrice qui a présidé au projet de cette guerre contre l’Irak et en a dicté les orientations, les moyens, est-elle « de gauche » ? En attaquant deux pays musulmans ayant une tradition guerrière ancienne, en y commettant des crimes nombreux et abominables contre tant de civils, ils ont forgé le djihadisme qui a sévi, depuis, jusqu’à nos jours. Et, hélas, les fautes et les crimes ne se sont pas arrêtés là. Ils ont décidé d’ajouter une 3ème victime à ce tableau sinistre, avec la Libye de Muammar Kadhafi, lequel, bien qu’il était intelligent, n’a pas mesuré la haine qu’il suscitait chez tant de dirigeants occidentaux, par son audace à leur tenir tête. Est-ce la guerre contre la Libye a été une guerre « de gauche » ? Et comme si ces malheurs ne suffisaient pas, ils ont essayé de profiter d’un début de guerre civile en Syrie pour, comme en Libye, faire tomber le régime, en donnant des armes, en accusant le régime de graves crimes contre l’Humanité, accusations qui, à ce jour, ne sont toujours pas démontrées (on sait qu’il s’agit d’une méthode constante dès lors qu’il y a une volonté pour faire chuter un régime). Enorme différence : la Syrie a rapidement trouvé, dans l’Iran, la Russie et même un peu, la Chine, des soutiens qui lui ont permis de stopper la progression des djihadistes, puis de reconquérir des territoires et des villes, dévastés, après que des centaines de milliers de civils aient perdu la vie, ou aient fui ce pays pour ne pas y mourir. On sait que la plupart des auteurs des attentats commis en France l’ont été, ou par des tueurs venus de Syrie, ou en liaison avec les djihadistes situés dans cette aire, aux frontières, turques, irakiennes. Un Président français a même envisagé de faire frapper par les moyens militaires, le régime syrien, alors même que celles et ceux qui ont perpétré l’attentat du Bataclan commettaient, en Syrie, des crimes contre sa population, dans des combats contre ce régime. Il aura fallu que Barack Obama ait des doutes sur la légitimité de cette attaque, après la leçon du désastre libyen, pour que ce projet soit stoppé net. Qui a causé ces désastres ? Des gouvernements de droite/extrême droite, soutenus, sur les réseaux sociaux, par les mêmes (cf sur Twitter/Facebook, à l’occasion des attaques militaires contre l’Irak, la Libye, …). Donc, dans un premier temps, ce sont de tels gouvernements, appuyés sur de telles majorités, qui ont soutenu les djihadistes, puis, dans un deuxième temps, ont créé les pouponnières à djihadistes, lesquels, une fois qu’ils ont été assez grands, formés, n’ont pas attaqué ces gouvernements, mais des civils, comme dans ces pays, Irak, Lybie, tant de civils ont été, scandaleusement, assassiné à l’occasion de campagnes militaires présentées ici en tant que campagnes « pour la liberté » quand il s’agissait en fait de faire tomber un dirigeant, pour livrer son pays au chaos, à la corruption, à l’exploitation tous azimuts. Il est donc parfaitement légitime de faire le lien entre le djihadisme, leurs crimes les plus impressionnants et la droite extrême. Faut-il même l’accuser d’en avoir une responsabilité/culpabilité ?

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