« Paroles de Révolutionnaires – toujours actuelles ? » – pour avoir en tête la langue, les représentations et les intentions

Dans cet ouvrage, Alain Cauvet, penseur et conteur de l’anima-vitalité, confrontée à la zombification humaine, dans le rapport industrialisé de l’humain au vivant, propose aux citoyens français, alors qu’une période révolutionnaire semble s’être manifestée, ouverte, avant ou avec le mouvement des Gilets Jaunes, de découvrir ce que des acteurs, penseurs, auteurs, ont pu dire, en liaison avec les événements de leur époque, entre 1789 et 1799, qu’il s’agisse de Babeuf, Chénier, Marat, Robespierre, Saint-Just, etc. S’il y a une liberté réellement conquise avec 1789, c’est celle de l’expression : la « Révolution » vit avant tout dans et par les échanges entre les citoyens, et les écrits publics se multiplient. Les premières publications régulières forment la première presse de notre Histoire. Marat en fut un des artisans, archi motivé ! Cette fondation citoyenne de la presse a, depuis, été largement perdue, occultée, mais, désormais, avec Internet, les blogs, les réseaux sociaux, il y a un retour à cette libre expression qui, aujourd’hui comme auparavant, dérange fortement les puissants et les puissances. Beaucoup l’ont dit, sans trop y réfléchir : l’époque évoque beaucoup la période qui a précédé 1789. Mais comme l’Histoire ne se répète pas, c’est surtout que si nous avons l’impression, fondée, de retrouver des caractéristiques de ces années avant 1789, c’est que le processus révolutionnaire a été bloqué, comme annulé, en 1794 et 1795, et que, même eu égard à des décisions prises entre 1789 et ces années, nous avons déjà connu des régressions. Il est donc très pertinent et important de retrouver la parole de ces révolutionnaires en acte/en parole, quand ils essayaient, pour l’essentiel, de déterminer une Histoire future que quelques uns se sont ingéniés à assassiner, à rendre impossible, bien qu’elle fut attendue, désirée. Par exemple, quand Marat évoque les « accapareurs » et les « usurpateurs », voici des termes qui devraient nous interpeller et nous parler, et dont il ne faudrait pas du tout s’interdire l’usage… L’ouvrage compte près de 260 pages.

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