« L’Inconnu de Nîmes » : ils sont à la rue, parce qu’un logement leur est refusé (payez ou…) – et à 44 ans, ils y meurent

Ces jours-ci, l’association du Secours Populaire fait savoir qu’elle constate, ce que tout citoyen peut faire par lui-même, une « explosion de la précarité », autrement dit, de la très grande pauvreté, par, la perte totale ou partielle de revenus, ou la perception intermittente d’un revenu, alors qu’aucun moratoire sur les loyers n’a été adopté dans la récente période. Elle ajoute que, sans une décision politique adaptée, les expulsés seront des centaines de milliers. A l’instar d’autres pays qui, bien qu’ils soient réputés pour être « riches » observent un même phénomène, actuel et à venir, comme aux Etats-Unis, la France pourrait voir les rues se peupler de citoyens, qui, comme « l’Inconnu de Nîmes » ci-dessous, se définissent par une interdiction/obligation : interdiction d’accéder à un logement, parce que l’accès à un logement est systématiquement privatisé (il faut payer), et obligation de survivre à la rue, laquelle met en danger toute vie humaine (l’absence d’espérance de vie des condamnés à la rue est en moyenne de 44 ans). Cet « Inconnu », il a été incarné par Dominique, et il a été photographié par Djoyce, célèbre photographe de la ville de Nîmes. Ensemble, ils ont réalisé cette série de photos dédiées à la mémoire d’un pas « inconnu » de Nîmes, de laquelle celles-ci sont extraites.

Les promesses « libérales » sont fracassées, depuis belle lurette, sur le mur du réalisme économique : les « sans » sont à la porte, sont enfermés dans l’espace de la rue, mobile pour les passants, fixe pour celles et ceux qui sont sommés d’y errer. Dans quelques décennies, ce « crime contre l’Humanité » sera sans doute perçu comme tel, et jugé comme tel. La question simple et essentielle qu’il faut poser à chacune, chacun, est : voulez-vous vous mettre à sa place pour… ? Dans le monde actuel, ils sont des millions, presque partout à travers le monde (certains pays, en raison de leur Politique, en comptent peu ou pas).

Jocelyne et « Doums » sont remerciés pour cette autorisation. Si une maison d’édition est intéressée par la publication de cette série photo, elle peut le faire savoir ici et le mail leur sera transmis. Sans, la série sera publiée par leurs soins.

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