Rendre hommage à (et en priorité à) Claus Von Stoffenberg et à ses amis conjurés contre Hitler, c’est rendre hommage à des Nazis sur le seul motif qu’ils… – le scandale de cet anti-nazisme si… nazi

Quand il s’agit d’identifier, désigner, cerner, analyser, ce qu’est l’extrême droite en France, chacun, chacune, le fait, que ce soit, clairement, justement, précisément, ou non. Les différentes situations sociales françaises majeures de ces trente dernières années ont donné lieu à une nouvelle visibilité de l’extrême droite historique, à son organisation, dans des partis, des groupuscules, à des réponses sociales. Par exemple, les Français ont eu à penser et à prendre des décisions, concernant le Front National lepéniste, devenu RN. Le rejet est majoritaire. Et pour un candidat à l’élection présidentielle en 2002 comme en 2017, être opposé au représentant de la franchise Le Pen était une « bénédiction », tant il bénéficiait, à priori, de votes « aveugles », de votes purement et simplement, anti. L’extrême extrême droite, a, depuis la fin de l’Ancien Régime, rarement eu, absolument, « le » pouvoir, tout le pouvoir, seule, et quand elle l’a eu, elle a tellement commis de torts, de fautes, de crimes, contre la population, que la mémoire historique, même non consciente, détermine clairement une hostilité sociale, ce rejet. Bref, en France, le débat public national est, au quotidien, par, sur, contre, cette extrême droite, si dangereuse. Quand il s’agit de l’Allemagne, l’extrême droite allemande est identifiée, réduite, à ce que fut le Nazisme, et, comme rien de ce qui existe aujourd’hui n’est la copie conforme de celui-ci, il a été de coutume d’entendre, de la part d’individus siglés « experts », qu’il n’y avait plus d’extrême droite en Allemagne, qu’il en allait de même dans l’Espagne « démocratique ». Et puis, brusquement, plus de 90 députés de l’Assemblée nationale allemande, de l’AFD, ont été reconnus, identifiés, comme tels. Etrange histoire que celle d’un pays qui, après avoir été dominé, écrasé, par une extrême droite criminelle unique dans l’Histoire, en aurait été totalement débarrassé, et, à la faveur d’une crise, aurait vu revenir des nostalgiques du IIIème Reich. Evidemment, c’est toute l’Histoire allemande d’après-guerre qui est, méconnue, frelatée, ce qui explique, et de tels discours, ou naïfs, ou illusoires, OU mensongers, et cette PERMANENCE DE L EXTREME DROITE EN ALLEMAGNE, depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Autant il apparaît essentiel de ne pas commettre d’erreurs à ce sujet en France autant il en va de même pour cette nouvelle Allemagne, en outre, redevenue impériale en Europe.

Ce 20 juillet, l’AFP diffuse une dépêche pour indiquer que « l’Allemagne a salué l’héroïsme des auteurs de l’attentat manqué contre Hitler il y a 75 ans et de leur meneur controversé Claus Von Stoffenberg, à un moment où l’extrême droite tente de récupérer leur héritage ».


L’Etat allemand a donc organisé une cérémonie officielle pour rendre hommage aux conjurés de l’attentat du 20 juillet 1944, visant Hitler, dans son quartier général de Prusse orientale. Ce n’est pas le premier attentat contre Hitler, mais c’est le dernier, et c’est celui que, contrairement à ce que raconte dans l’émission ci-dessous son biographe français, désormais député à l’Assemblée Nationale, les médias parlent le plus, ces dernières années, notamment suite à la diffusion du film de Tom Cruise concernant ce projet et son échec. Or, qui est Stauffenberg ? Il est l’enfant d’une famille aristocratique catholique, et il s’appelle Claus Philipp Maria Schenk von Stauffenberg. Parcours classique pour un aristocrate de « son rang » : il rentre dans l’armée de Weimar, en 1926. Il connaît des promotions régulières, tant en raison de ses qualités, qu’en raison de ses origines. Quand la situation en Allemagne devient exceptionnelle, tragique, il soutient explicitement le parti nazi. Evidemment, en tant qu’aristocrate, il méprise, comme le font les autres aristocrates, les dirigeants nazis, lesquels, sauf exception, ne sont pas des aristocrates. Mais il y a longtemps que les aristocrates ont appris à « se faire diriger » par des non-aristocrates, disons, à leur faire croire qu’ils dirigent, et, en fait, à les manipuler. Quand il entre en Pologne avec les troupes nazies, ses mots sont, pour sa femme, des mots parfaits pour la pensée nazie : « La population est une incroyable populace, très nombreux Juifs et très nombreuses personnes qui ne sont pas de race pure. Un peuple qui ne se sent bien que sous le knout. Les milliers de prisonniers vont faire vraiment du bien à notre économie agricole. En Allemagne, ils pourront sûrement être bien utilisés, vaillants, obéissants et se contentant de peu » A la mi 1943 (la bataille de Stalingrad est terminée depuis 5 mois), alors qu’il est service pour aider Rommel, il est grièvement blessé. Il est soigné, et reprend aussitôt son travail, en Allemagne. C’est à partir de cette période, où il a failli perdre la vie, où l’Allemagne est menacée de la perdre également, qu’il évolue radicalement vers une détermination à ne pas laisser la tragédie en cours aller jusqu’à son terme. C’est pour cette période que Von Stauffenberg est honoré. Mais qu’aurait-il fait, si le régime nazi avait continué de gagner ? Des résistants anti-nazis, en Allemagne, il y en eut, beaucoup plus qu’on le dit et le pense, beaucoup moins que certains ne le voudraient (et ceci est valable pour la France), mais ils furent des milliers, des centaines de milliers, avant 33, de 33 à 39, de 39 à 45. Ils furent, sans étiquette, chrétiens (Rose Blanche), communistes, socialistes, anarchistes, homosexuels, juifs. Ils furent, souvent, arrêtés, exécutés, ou envoyés dans des camps pour les tuer, rapidement ou à petit feu, ou ils réussirent à résister durablement sans être arrêtés, mais ceux-là furent une exception. Avant la guerre, un menuisier Elser* a préparé et exécuté, SEUL, un remarquable attentat contre Hitler, lequel a échappé, par chance, à la mort. Elser, Il a été arrêté, et avant que le régime nazi ne tombe, il a été exécuté à son tour. C’est pourquoi il est si choquant de voir que des Allemands et notamment des dirigeants allemands, soutenus en cela par des Français dont les idées sont plus proches de celles de Pétain que de De Gaulle, organiser une sélection dans cette résistance allemande (ce que fait l’historien français dans l’émission « 2000 ans d’Histoire », avec ses mots fielleux envers les communistes, lesquels ont été les premiers et les plus massifs opposants au nazisme), et honorer des hommes qui furent des résistants, de la dernière heure. Oui, ils ont le droit d’être cités et honorés COMME D AUTRES, mais les AUTRES doivent l’être tout autant, et ce n’est pas le cas.

  • il n’existe aucune émission EN FRANCAIS, sur Georg Elser…

Un site sur Georg Elser : http://www.georg-elser-arbeitskreis.de/

Un autre site : http://www.georg-elser.de/dok/index.html

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