En Allemagne (comme en Grèce, et ailleurs en Europe), des policiers protègent des nazis/fascistes et attaquent… – l’exemple de Frontal 21 à Dresde

Les faits se sont produits le 17 août. La première ministre de la Grande Allemagne, Mme Merkel, s’est déplacée à Dresde, pour une rencontre avec les élus du Land de Saxe, au parlement. Les fascistes/nazis de Pégida de la région ont décidé d’aller la chahuter, l’insulter, avec leurs slogans habituels, « Merkel dehors » ou « traître à la patrie ». La chaîne publique allemande ZDF avait dépêché une équipe de l’émission Frontal 21, afin de suivre ce déplacement, et rendre compte de cette mobilisation des Pégidas. Pendant qu’ils étaient filmés, un de ces rageux a exigé qu’un caméraman cesse de filmer, parce qu’il ne voulait pas être identifié. Et que fit la police locale ? Elle s’est tournée vers l’équipe de journalistes, a exigé que ses membres leur communiquent différents papiers, de leur carte d’identité à leur carte de presse. Ils ont ainsi empêché ceux-ci de travailler, pendant près d’une heure. Dans les heures qui ont suivi, le rageux qui a été à l’origine de cette interruption de travail a été identifié, et, ô surprise, il s’est avéré qu’il est lui-même un agent de la police, un comptable du département des crimes financiers de la police judiciaire. Il y a quelques mois de cela, Martin Duldig, représentant local du SPD, le disait clairement : « Je me demande si les sympathies à l’égard de Pegida et de l’AfD ne sont pas plus répandues dans la police que chez les citoyens normaux ». Que ce soit les autorités régionales comme le chef de la police de Saxe, ils ont défendu l’action des policiers. Certains semblent prendre conscience des dangers qui montent :  « Quiconque est responsable de la protection de notre constitution ne devrait rien avoir à faire avec des groupes qui se battent contre elle, même pendant son temps libre », a déclaré Cem Ozdemir, du parti Die Grünen. Il faut rappeler que, en 1933, certains se réveillèrent – trop tard.

 

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